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Ben's Symphonic Orchestra > bio

Ben's Symphonic Orchestra, projet mené par Benoît Rault, a sorti en 2003 un deuxième album, "Drifting", qui succède à  Junk Shop, premier opus sorti en 2000 en co-production avec Courtyard (management Radiohead, Supergrass...) et accueilli très chaleureusement par la presse anglaise (NME, ID, The Guardian...)
Entre ces deux disques aussi complémentaires que dissemblables, Benoît Rault a notamment sillonné les routes européennes pour une tournée d'une cinquantaine de dates, jouant en première partie de Lift To Experience, Supergrass ou Sparklehorse et participant à  des festivals de renom tels Leeds, Reading ou le V2001 festival. Ben a également fait quelques apparitions sur les disques de Morning Star et de Fabio Viscogliosi (qu'il a par ailleurs accompagné sur scène) et récemment sur les compilations "Travaux Publics" initiées par Rubin Steiner.

Ces années ont aussi naturellement été celles de la maturation et l'élaboration de "Drifting". Alors que "Junk Shop" proposait des pop songs ciselées à  l'aisance mélodique et un sens aigü du bricolage, sur Drifting Ben's Symphonic Orchestra explore de nouveaux territoires musicaux globalement plus apaisés, parfois plus étranges ("Rockets", "Song from an unknown film") ou évanescents (les instrumentaux "Folk is dead" et "One day after the other"). Cette quiétude nouvelle transparaît particulièrement sur le versant folk de l'album emmené par "From Hull to Hawai", "Old lady" et "Bring me back to my country", épopées calmes ou ballades rêveuses. A ces teintes douces-amères, Ben n'hésite pas à  faire des infidélités lors des jubilatoires "Nowhere Land" aux accents dylaniens et "God never watches you" au groove irrépressible. Si Ben ainsi se prend aux joies du vagabondage (drifting signifie "à  la dérive") et du ralenti rythmique, il ne perd jamais l'ambition d'écrire des chansons aux mélodies et refrains addictifs. Même s'il aime parfois estomper son propos, Ben sait toujours avancer droit, semant sur son chemin des mélodies imparables, en témoignent certains titres phares comme "Old Lady" ou "Miss you", liturgie pop et amoureuse.

Pour servir ses chansons et leur mélodie, Ben en multi-intrumentiste recourt à  divers claviers analogiques (Juno, Korg MS 10, Farfisa, Fender Rhodes...), guitares, flûte, percussions, toujours soutenus par des lignes de basse immédiates et de riches harmonies vocales. Et comme pour "Junk Shop", Ben a tenu à garder la casquette de producteur et réalisateur de son album en enregistrant lui-même la plupart des titres dans son studio de Pussyville. Mais il a su également s'entourer de collaborateurs de choix comme Gregory Baudrier et Flairs, ses musiciens de scène, Jean-Michel Pires (batteur de The Married Monk, Bosco, Bed et Fabio Viscogliosi) et Fabio lui-même, co-réalisateur et arrangeur de "Rockets". Ce fut plus qu'une collaboration ponctuelle puisque c'est à  Fabio que Ben demandera de réaliser la pochette de "Drifting".

La touche finale a été apportée par les frères Laureau (Fabrice, metteur en son de Dominique A, Françoiz Breut, Yann Tiersen et The Married Monk, et Nicolas aka Don Nino) fondateurs de Prohibited Records et de NLF 3, tous deux venus mixer l'album.